8 mars….Journée internationale des droits des femmes

 
 
8 mars 2014, journée de la femme

Historiquement, cette date fait référence aux manifestations de femmes au début du 20ième siècle, en Europe et aux Etats-Unis. Les femmes y réclamaient notamment de meilleures conditions de travail. Cette journée a été officialisée par les Nations Unies en 1977, et depuis lors les Etats sont invités à marquer cette date par des débats, conférences, manifestations, etc, afin de souligner la nécessité de continuer à œuvrer pour l’égalité.

Historiquement, cette date fait référence aux manifestations de femmes au début du 20ième  siècle, en Europe et aux Etats-Unis. Les femmes y réclamaient notamment de meilleures conditions de travail. Cette journée a été officialisée par les Nations Unies en 1977, et depuis lors les Etats sont invités à marquer cette date par des débats, conférences, manifestations, etc, afin de souligner la nécessité de continuer à œuvrer pour l’égalité.

Quelques dates pour mesurer le chemin parcouru : en 1907, la loi accorde aux femmes la libre disposition de leur salaire ; en 1938, le devoir d’obéissance de l’épouse est supprimé ; en 1944, une ordonnance accorde aux femmes le droit de vote et d’éligibilité ; en 1946, la Constitution prévoit que la loi doit garantir des droits égaux aux femmes et aux hommes ; en 1972, le principe d’égalité de rémunération est inscrit dans la loi ; en 1975, le divorce par consentement mutuel est possible et la loi Veil autorise l’IVG ; en 2006, la loi réprime et prévient les violences dans le couple.

Quelques chiffres pour comprendre que l’égalité réelle n’est pas encore atteinte :

La violence demeure : 75 000 femmes sont violées en France chaque année ; 1 femme sur 3 est victime de violences, en majorité par des personnes connues ; les femmes décédées des coups de leur conjoint ou compagnon représentent 22 % des homicides, soit 1 femme tuée tous les 2 jours ½.

Les inégalités salariales se maintiennent : dans le privé, l’écart salarial est de 27 % en moyenne, et de 9 % à poste égal ; dans la fonction publique, un écart moyen de 18 % subsiste. D’une manière générale, les femmes représentent 75 % des bas salaires, et même si les résultats des filles au bac sont meilleurs que ceux des garçons, elles ne sont que 30 % à s’engager dans des métiers scientifiques ou techniques, mais elles représentent 90 % des effectifs des services à la personne.

A la maison, les inégalités d’habitude n’ont pas disparu : les 2/3 des travaux domestiques sont assurés par les femmes, et en 25 ans, le temps consacré par les hommes au travail domestique n’a progressé en moyenne que de 6 mn/jour.

Le partage des responsabilités, l’image des rôles respectifs de la femme et de l’homme, les idées préconçues relatives à leurs capacités, l’éducation au respect réciproque, et l’attention que chacune et chacun portera à cet objectif d’égalité et de justice constituent des leviers au quotidien pour faire évoluer notre société.